Pourquoi les Français sont-ils mauvais en anglais?

Publié le par DesVeys

  Il s’est ouvert récemment un débat public sur le thème : «  Pourquoi les français sont-ils mauvais en anglais ? ».

  Il faut reconnaître que les résultats des élèves dans l’apprentissage des langues étrangères ne sont pas brillants : les bilans européens sont là pour le démontrer : les français se situent en 15ème position dans ce domaine…

  Les explications proposées sont nombreuses : elles vont de l’incapacité quasi génétique  au manque de motivation, de la difficulté de prononciation (le « th ») à la complexité orthographique (qui n’a pourtant rien à envier à la nôtre) en passant par l’inaptitude de notre système scolaire et l’insuffisance de formation des enseignants…

 Comme souvent dans pareil cas,  il est probable que toutes ces raisons ont une part de vérité mais n’oublie-t-on pas de se poser la question plus fondamentale à savoir : quelles bases sont pré requises à l’apprentissage d’une langue étrangère ou plutôt d’une langue qui n’est pas sa langue maternelle ?

  Un jeune médecin polonais s’est penché sur cette question il y a plus d’un siècle et il en est venu à se dire que toutes les langues avaient nécessairement des parties communes ne serait-ce que d’un point de vue grammatical. Et c’est sur cette idée simple mais fondamentale, qu’il en est arrivé à concevoir et à mettre au point une langue internationale simple mais riche et qui permet l’expression de toutes les nuances de la pensée qu’elle soit scientifique, artistique ou simplement humaine (c'est Maurice Genevoix, un Académicien, qui le reconnaît!) Ne faudrait-il pas s’inspirer de cette démarche pour proposer à nos enfants, avant toute étude d’une autre langue, l’étude des notions grammaticales de bases (nom-sujet, verbe, nom-objet…) qu’ils pourront ensuite réinvestir dans leurs études ultérieures ?

  Il s’agirait ici en fait de leur proposer l’apprentissage de cette langue construite (et non artificielle comme on l’entend dire trop souvent) de façon à leur fournir très vite des références et un cadre linguistique qui les aidera à surmonter plus tard les difficultés d’apprentissage d’une troisième langue. De nombreuses expériences pédagogiques ont déjà eu lieu dans ce sens et ont prouvé leur efficacité, pourquoi ne pas les généraliser ? Pourquoi ne pas oser ? Aurait-on peur de mettre définitivement en évidence les incomparables services que  cette langue pourrait apporter ?

Pourquoi, au moins, ne pas se poser honnêtement la question ?

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